Après deux jours à errer dans les rues de Bratislava, de quartier en quartier, de tramway en tramway, depuis le Pont-Neuf jusqu'au château en passant par le centre ville, ses places, ses monuments, ses églises et sa rue principale, je désespérais quelque peu en quête d'une chose que je n'aurai su décrire.
C'est ce soir là, sans crier gare, après une ultime traversée de la cité jusqu'à notre quartier dortoir de Hlavná Stanica, se dirigeant vers le tunnel de la mort qui nous conduirait à l'inimitable Spirit Hotel, en traversant les rails de la gare de tramways, c'est ce soir là donc que je l'aperçus, tout juste du coin de l'œil.
Perdu, dans un coin de cette grande station à ciel ouvert, comme échoué dans un cimetière ferroviaire, ce tramway là, me faisait de l'œil. Il s'en dégageait un je ne sais quoi de sympathique. A travers lui, c'est un peu de l'âme de Bratislava que je ressentais. Brandissant fièrement son matricule, il m'invitait à un échange. Ce que je fis l'espace de quelques instants.
Hlavná Stanica
Bratislava - Juin 2K10








