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La rapidité avant tout !

le jeudi 2 juillet 2009, 11:55
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La rapidité avant tout !

le mardi 30 juin 2009, 18:32
Jeudi 28 mai, 16h En vol entre Mytilène et Athènes
Après un petit déjeuner copieux pris dans notre agréable hôtel, nous filons sur Mytilène. Notre dernière visite lesbienne sera le kastro de la ville principale, parcouru un peu au pas de course afin de ne pas rendre la voiture trop tardivement. Dommage car ce kastro est intéressant.
Par sa taille pour commencer, puis par les panoramas offerts sur la mer Egée et sur la baie investie par la ville. On peut également y voir des antiquités grecques et romaines, un site de fouille est même en cours et une équipe est à pied d'œuvre, j'ai l'impression d'avoir investi l'écran télé au moment d'un documentaire sur la cinquième. Impressionnants tout autant les souterrains qui s'étalent comme des dédales et qui témoignent d'un passé mouvementé.
Nous quittons les lieux un peu précipitamment pour foncer sur Mytilène, nous rendons la voiture sans problème malgré la couche de poussière qui la recouvre et nous prenons un dernier repas en ville.
Quelques achats pour les proches, un taxi partagé avec une femme qui joue la carte du covoiturage en taxi, et nous voilà dans le ciel en route pour une dernière soirée sur Athènes avant le retour sur Paris programmé demain matin.
le lundi 29 juin 2009, 18:22
Cette nuit n'a pas vraiment été de tout repos. Difficile déjà par la chaleur accumulée par l'immeuble le jour et restituée la nuit à la manière d'un condensateur. Nous avons bien dû nous lever deux fois pour aérer en pleine nuit. Impossible de laisser ouvert pour cause de moustiques et de risque de bruit ou de lumière au petit matin. Mais c'est à cinq heures du matin que le réveil a été le plus cocasse et le plus long.
Réveillé par deux à trois cabots ayant décidé de gueuler à l'unisson, je me lève, enfile gauchement short et tongs, descends et me mets à courir à travers la place après les chiens qui ne demandent pas leur reste et déguerpissent. Pour être sûr de trouver la tranquillité, je les ai coursé un bon moment, l'un d'eux à plusieurs reprises car il est revenu une fois ou deux. Le spectacle en pleine nuit.
Ce n'est qu'en revenant à l'appartement que j'ai compris l'objet de l'entêtement de la chienne revenue à plusieurs reprises. Un chiot apeuré se cachait derrière les chaises non rangées du bar situé sous notre chambre. Je réussis à l'amadouer, à le rassurer un peu coupable d'avoir chassé sa maman. Au moment de regagner mon lit histoire de dormir un peu, le voici qui m'adopte, geint, et veut m'accompagner. Ah ben non le copain, tu ne peux pas venir, elle va revenir ta maman ! Et je remonte l'escalier, le cœur un peu déchiré, à cinq heures et demi du matin, au son de pleurnichements étouffés. Une fois le chiot sermonné, je peine à me rendormir car les oiseaux prennent le relai et le jour commence à poindre.
Réveil difficile. Petit déjeuner réparateur sur la terrasse de notre location face au port.
Nous partons assez tôt ce matin pour une dernière escapade en voiture dans la partie sud ouest de l'île. Premier arrêt pour voir les ruines d'un ancien village dont on ne sait pas grand chose en dehors de son nom, Pyrée. Il n'y a d'ailleurs pas grand-chose à voir à part quelques murets d'enceintes et des tas de pierre attestant la présence passée de constructions. On est loin de l'intérêt historique de la forêt pétrifiée ou des ruines antiques des empires grecs et romains. C'est surtout la beauté de la côte qui vaut ici le déplacement.
L'heure du déjeuner approche, nous poussons au plus loin de ce coin jusqu'à la plage de Nyfida indiquée par notre guide comme bordée de délicieuses tavernes et maisons de pêcheurs. En cette fin mai, c'est un coin balnéaire fantôme qui s'offre à nous. La plage n'est pas mal mais on ne voit âme qui vive et les tavernes sont fermées. Nous rebroussons chemin et empruntons une petite route longeant la mer jusqu'à Skala Polichnitos, une petite station balnéaire un peu plus grande et un poil plus vivante à cette période de l'année, même si l'on ne peut pas dire que l'on soit vraiment dérangés par les foules.
Skala Polichnitos possède un petit port de pêche et c'est là que se concentre principalement l'activité du village. Nous jetterons notre dévolu sur une taverne située un peu à l'écart recommandée dans un français très compréhensible par une sympathique tenancière d'une association de promotion des produits dérivés de l'huile d'olive.
Après cette pause gustative, nous dénichons un bord de plage ombragé par des palmiers dattiers. C'est le cadre idéal pour un petit moment de détente. L'endroit est aménagé par une taverne fermée le mercredi, nous squattons donc l'endroit désert. L'aménagement est original, il y a même une table installée au pied de l'eau sur une poignée de rochers avançant dans la mer.
Mercredi 27 mai, 23h Thermi
Nous repartons de notre petit paradis sur les coups de 16h et reprenons la route de Mytilène. Il nous faut nous rapprocher de la ville principale car demain matin, nous lâcherons la voiture pour prendre l'avion vers Athènes en début d'après midi. Tout ça commence à sentir la fin des vacances.
En quittant Skala Polichnitos, nous longeons les marais salants, l'occasion de voir quantité d'avocettes en pleine activité du haut de leurs mini-échasses. Et juste avant les marais, nous avons eu une nouvelle vision surréaliste. Un bâtiment imposant à l'abandon qui me fait un peu penser à un garage automobile, fenêtres cassées, murs tagués, grosse porte métallique coulissante rouillée et ornée d'écritures mystiques (en grec) dont le seul mot que nous reconnaissons est SEX (chouette, cette note va avoir un bon ranking dans Google). Et devant cette porte se trouve immobile une chèvre aux pis tellement gorgés de lait qu'ils tombent jusqu'au sol. Le tout perdu au centre d'un grand terrain vague à la terre craquelée par la sécheresse.
Dans le genre étonnant, j'ai oublié de mentionner cette nouvelle auto-stoppeuse du troisième âge que nous avons rapproché de Polichnitos et avec qui les tentatives de dialogue se sont une fois de plus heurtées à une incompatibilité linguistique.
Nous traversons à présent l'île d'Ouest en Est et c'est un paysage très différent qui se dévoile à nous, celui de forêts de montagnes principalement composées de pinèdes. Nous sommes proches du Mont Olympe dont nous distinguons le sommet assez dégarni et coiffé d'une installation militaire ou civile. Ce n'est pas le Mont Olympe antique, il en existe plusieurs répartis un peu partout en Grèce. Nous nous arrêtons au village d'Agiassos accroché au flanc du Mont Olympe. Les ruelles très étroites sont bordées de commerces en attente des flots de touristes promis par l'approche du début de saison. Les spécialités locales sont le travail du bois, la marqueterie, ainsi que les pâtisseries au caractère très oriental.
En atteignant la partie haute du village, c'est une grande église que nous découvrons. Un peu au dessus, une place accueillante et très vivante est le cadre idéal pour prendre un verre et profiter de la lumière du soleil descendant. Ce qui frappe ici par rapport à nos haltes des jours précédents, c'est une sensation de vie intense. Il y a foule ici, peu de touristes mais les locaux apportent à eux seuls une animation que je n'ai ressentie égalée et surpassé qu'à Mytilène. Beaucoup d'anciens attablés ont vraiment des tronches que Virginie se fait un plaisir de croquer.
Le temps nous semble ici arrêté tant il est bon de lézarder au soleil mais il n'en est rien. Il nous reste encore un peu de route à parcourir et à trouver une chambre pour la nuit. Nous reprenons la route de Mytilène.
Au moment de tourner pour prendre la route de Moria (rien à voir avec les mines du Seigneur des anneaux), il est impossible de se tromper de chemin tant le nombre de panneaux de fléchage nous indique la route à prendre. C'est comme si, conscientes de nos petits soucis d'orientation, les autorités avaient décidé de nous faciliter la tâche. Nous tentons un arrêt à Panagiouda, petite localité du bord de mer non loin de Mytilène. Pour la première fois du séjour, nous peinons à trouver un endroit où passer la nuit. Il y a bien des chambres à louer mais l'humidité et la chaleur qui y règnent nous rebute à l'idée de passer une nouvelle nuit difficile. Il est plus de 21h, nous ne trouverons pas de quoi dormir ici, même le vendeur du kiosque à tabac ne peut rien pour nous alors qu'il nous a été désigné avec difficulté comme celui maîtrisant deux à trois mots d'anglais susceptible de nous orienter.
La fatigue, la faim, l'absence de logement pour la nuit commencent à nous stresser un poil. Un dernier autochtone arrive à nous expliquer la présence d'un hôtel assez cher à quelques kilomètres. Nous partons en quête de ce Graal. Et c'est avec beaucoup de difficulté que nous finirons par trouver le Lesbos Inn, hôtel luxueux par rapport à tout ce que nous avons connu cette semaine. Inquiets à la demande de disponibilité et de prix, nous soufflons à la réponse car nous avons trouvé notre point de chute du soir. Certes, le prix de la chambre est de 50 à 100% plus cher que ce que nous avons payé jusqu'ici mais la qualité de la prestation justifie ce prix qui inclut de plus le petit déjeuner. Nous nous posons dans une chambre spacieuse et confortable et partons le long de la plage en direction du restaurant Le Mayotte. Il est 22h30 quand nous prenons place dans de confortables fauteuils dans un décor appelant aux fêtes les plus orgiaques mais qui ce soir tient plus du monastère en l'absence de noctambules. Le menu est en grec, c'est le barman qui nous fera la traduction. Nous optons pour un mixte de grillades pour 4, demandé en quantité pour 2 et amené en quantité pour 8. L'orgie était ce soir dans nos assiettes. Dehors le vent se déchaîne. Le ventre lourd, nous nous traînons jusqu'à l'hôtel en suivant la plage, sans manquer de semer un peu de viande pour les chiens et les chats errants omniprésents. L'excès ne sera pas ce soir perdu pour tout le monde.
le lundi 29 juin 2009, 00:17
Mardi 26 mai, 21h30 Skala Kalloni
Cette nouvelle journée s'est assimilée à un marathon.
Histoire de bien commencer la journée, nous sommes allés arpenter le parcours dénivelé du parc de la forêt pétrifiée, non loin de Sigri. Voici 20 millions d'années, une intense activité volcanique a enseveli la forêt primitive de la région sous d'importantes coulées de lave. Un processus de fossilisation de nombreux troncs d'arbres, parfois avec les racines, s'est enclenché et nous permet d'admirer aujourd'hui, comme une fenêtre sur le passé, des vestiges d'ancêtres de séquoias, de palmiers, de cyprès, de conifères, mais aussi des fossiles de feuilles, fleurs ou graines. La taille de ces troncs de pierre impressionne autant que les couleurs fascinent dans leurs variations de blanc, de rouge, d'orange, de vert, de jaune ou de marron. Les troncs les plus prestigieux sont mis en avant dans des montages similaires à ceux utilisés en Egypte pour mettre en valeur l'entrée de tombeaux ou les obélisques gigantesques inachevées et laissées à l'abandon dans d'anciennes carrières de granit.
Le soleil est bien là et cogne dur à l'approche du zénith. Heureux de n'être qu'en mai, nous filons de nouveau à Sigri visiter le complémentaire musée de la forêt pétrifiée qui reprend de manière plus descriptive et plus mise en scène différents fossiles et les processus volcaniques qui les ont créés.
Au départ du musée, c'est sur le trajet vers Eressos que le coup de bambou solaire reçu le matin a produit sur Virginie une céphalée carabinée, du genre à être très mal. D'autant plus qu'après une pause déjeuner à Eressos, nous avons dû refaire la route vers Sigri dans un inutile aller/retour pour retrouver un bien précieux oublié le matin dans la chambre. L'heure et demi ainsi perdue sur une petite route digne d'une piste de brousse africaine reliant les deux bourgs achèvera madame qui aura un gros coup de mou sur la plage de Skala Eressos, patrie de la poétesse Sapho.
Ce site très balnéaire et légendairement attractif pour les couples féminins offre une plage plutôt sympa mais qui ne sera du coup pas vraiment notre meilleur souvenir. Sur les coups de 19h, Virginie revit un peu et nous tentons une percée plus au centre de l'île pour nous rapprocher du sud qu'il nous reste à visiter.
Après plusieurs tentatives vaines, nous finissons par arriver à Skala Kalloni, l'un de nos lieux de farniente plagesque quelques jours plus tôt. Débarqués vers 21h, nous avons trouvé une chambre assez confortable et très spacieuse en à peine quinze minutes, une demande à un patron de bar, un coup de téléphone, la gérante qui débarque et nous voilà logés pour la nuit.
le samedi 27 juin 2009, 18:02
Forteresse Digitale de Dan Brown.
Un bon thriller efficace, aussi prenant que le da vinci code mais plus crédible.
Nous sommes ici dans le domaine de la cryptographie et de l'espionnage.
Course contre la montre et la mort, codes secret, NSA, romance, tels sont les ingrédients principaux de ce roman. Parfait pour l'été qui s'annonce.
Largage imminent dans un panier de Velib de la station Pernety
Ce soir vers 18h20.
Un voyage que j'espère suivre sur BookCrossing.com
le samedi 27 juin 2009, 12:15
Il est bon de sortir de temps à autre des blockbusters, des comédies faciles, des films noirs, des thrillers et des policiers. Les trois derniers films que je suis allé voir au cinéma sont de ce genre de film sans prétention, sans promesse et qui mine de rien me remuent doucement mais sûrement, ma dose indispensable de "positive attitude". Good morning england, Looking for Eric et Sunshine cleaning.
Il ne s'agit pas de cinéma d'auteur pour autant, mais il se dégage une certaine intelligence dans ces histoires et la manière de nous les restituer sur une toile.
Good morning england sous des airs de grand guignol parle de combats contre les interdits stupides imposés par des sociétés conservatrices, salvateur dans ces périodes agitées.
Looking for Eric est l'histoire d'un homme ordinaire submergé par les difficultés en tout genre et qui à travers sa quête d'un héros improbable va trouver les moyens de se sortir d'une situation délicate. Et voir Cantona sortir ses proverbes surréalistes en anglais avec un pur accent français est un régal. La réplique qui tue et qui fait toujours rire même après l'avoir revu trois à quatre fois dans des bandes annonces : 'I am not a man, i am Cantona', à voir dans le contexte.
Enfin, Sunshine cleaning. Sous des airs dramatiques, on ne tombe jamais dans le mélodrame. Nous avons ici une jeune femme, abimée par la vie, qui se bat pour s'en sortir et qui n'est pas vraiment aidée. On passe par des moments très noirs jamais plus qu'éffleurés. Le moyen qu'elle trouve pour s'en sortir est assez incroyable, le nettoyage de scènes de crimes est une promesse de situations incongrues.
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