Sortie de la station Pernety. Paris 14ème. Décembre 2k9.
Le monstropolitain
le dimanche 7 février 2010, 20:20
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La Blogo en Ouganda
le vendredi 5 février 2010, 12:15
La Blogothèque, c'est un weblog musical, édité par une association de blogueurs.
La Blogothèque, c'est aussi une philosophie, et je vous renvois à leur édito pour vous en imprégner.
Depuis 2004, la Blogothèque partage ses coups de cœur et ses coups de gueule, ses découvertes, et ses redécouvertes, et c'est pour moi une importante source d'inspiration pour élargir mes horizons musicaux.
Mais ce qui m'a le plus séduit dans le concept, ce sont les vidéos faites "maison".
Trois thématiques qui scotchent par leur naturel, leur simplicité, leur efficacité et la qualité des artistes qui s'embarquent dans ces aventures.
Les "Concert à emporter" pour commencer. Un groupe, un artiste, un duo, un lieu commun tel un bistro, une cage d'escalier, une bibliothèque, une cave, les magasins alentours, ou tout simplement la rue, et la magie opère. Un petit live improvisé, des zicos qui se lâchent, des chanteurs qui poussent la chansonnette, pour le plaisir de tous, gratuitement, librement. Plus d'une centaine de vidéos disponibles à partir de là.
Les "City series" nous invitent à partir à la découverte de la scène locale d'une ville à travers une série de "Concert à emporter". Impressionnant. Deux épisodes à ce jour : Rennes et Bordeaux
Enfin, les "Soirée de poche" reprennent le principe de filmer un live improvisé dans un cadre inhabituel des "Concert à emporter" mais dans une approche plus intimiste (en dehors du fait qu'il y a beaucoup plus de témoins de la scène). Quelques jours avant l'évènement, un appel à contribution est lancée pour trouver un appartement susceptible d'accueillir la logistique et une grosse poignée de chanceux tirés au sort. Dans une atmosphère assez irréelle, cela donne des petits moments de grâce musicale dans lesquels je vous suggère de vous perdre un peu.
Et j'ose espérer que vous remarquerez la qualité de prise de vue et de montage, je ne suis pas loin de penser que leurs moyens ne sont pas pourtant pas ceux de Taratata...
La Blogothèque, c'est un peu comme la fête de la musique, qui serait faite avec des artistes chevronnés, tous les jours que notre bonne vieille planète daigne mettre à notre disposition, et partagée avec tous ceux qui disposent d'un ordinateur et d'une connexion haut-débit. Le bonheur musical en quelque sorte, une manière d'apporter un petit quelque chose de bon au pays où loi Hadopi, maisons de disque, et nouveaux acteurs de la musique en ligne, légaux ou illégaux, ne semblent générer qu'un immense brouhaha improductif au possible et où trop d'artistes ne se font guère entendre plus que dans des déclarations manichéennes démontrant une certaine méconnaissance du sujet.
Vous me direz, et je m'interroge aussi, mais comment vivent ces gars là. Je n'ai pas la réponse, et si j'étais croyant, je me laisserai bien aller à une petite prière pour qu'ils continuent encore longtemps.
Alors, le but de cette note n'est pas juste de vous convaincre d'ajouter ce site à votre top 10 quotidien de consultation, encore que je vous y encourage, mais d'attirer votre attention sur une action pour lesquels la Blogotheque a besoin d'un coup de main. Une organisation non gouvernementale, Invisible Children, a sollicité la Blogotheque pour monter un Concert à emporter en Ouganda. Je cite le concept : emmener trois groupes dans des camps de réfugiés et monter un film à mi-chemin entre des Concert à emporter et un documentaire sur les camps de réfugiés
. Puis je cite l'objectif : Au final, le film sera vendu pour soutenir les enfants ougandais
.
Le but de cette note est de vous pousser à lire le projet décrit par la Blogotheque et à le soutenir en engageant quelques fonds sur le lanceur de projets Kickstarter. Pour 10$ US (paiement via Amazon), soit un peu plus de sept euros, vous avez l'opportunité de donner vie à ce projet, d'impulser un peu de vie, de distraction et quelques instants de communion musicale dont la BLogothèque a le secret, à des populations dont le quotidien est trop souvent ponctué de précarité et d'atrocités. Cliquez là, prenez connaissance du projet et laissez-vous embarquer dans l'aventure.
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Le portrait
le mardi 2 février 2010, 23:50
Récemment, une fin de semaine de janvier, une poignée d'élèves de l'atelier photographique du collectif l'Œil de l'Esprit bravait la rigueur de l'hiver pour rallier le studio/labo de Flore.
Leur motivation ? Un premier stage d'initiation de deux heures à l'utilisation de la lumière appliquée au portrait en studio.
Arnaud, nouvel intervenant, dispensait par groupe de deux élèves les premières bases en jouant sur le déplacement d'une lampe de studio autour du sujet.
L'occasion de se rendre compte des jeux d'ombre ainsi que des effets d'une lumière tour à tour plongeante, montante, de côté, de dos, de face et de se rendre compte des possibilités et des limitations de l'utilisation d'une source unique de lumière. Objectif : ne plus subir la lumière et tenter de la modeler.
Un groupe de deux élèves sous-entend qu'il y en ait un qui capture l'image pendant que l'autre fournit l'image.
Et je dois dire que jouer le modèle le temps de 36 actions sur le déclencheur, ne connaissant que peu Marianne, ma partenaire du jour, et encore moins Arnaud Joly, notre professeur du jour, était un peu intimidant. Pas évident, surtout dans le cadre assez intimiste et limité d'un fauteuil, de trouver des idées de pose intéressantes, différentes de l'une à l'autre, de se détendre et de ne pas en faire trop.
Le challenge s'est réparti de chaque côté de l'appareil, pour autant, les deux heures sont pourtant passées très vite et dans la bonne humeur.
La planche contact fait parti du petit plaisir de l'argentique, avec la permission de Marianne, je vous fais partager un petit aperçu du résultat de ma prise de vue et j'attends impatiemment de voir le résultat de ma misérable prestation.

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DNFU
le vendredi 29 janvier 2010, 00:03
(Dernières Nouvelle de France et de l'Univers)
Bien que mon client préféré soit toujours mon client préféré et bien que mon partenaire préféré se soit rapidement hissé au niveau de mon client préféré en terme de plaisir de l'échange sain et constructif - mais j'arrête là un parce que je vous sens au bord de l'abandon - cette journée s'est agréablement terminée à l'écoute du second opus du groupe Vampire Weekend de New York.
Et si je suis pour l'instant un degré moins emballé qu'à l'écoute du premier album qui m'avait littéralement transporté au point de devenir mon antidépresseur le plus prestement efficace, yabonson (comprendre par là qu'en appuyant sur la touche play, mon corps se met tout seul à se mouvoir un peu comme quand on a failli se faire piétiner par des pogoteurs fous lors du passage du groupe au festival Rock en Seine fin août dernier).
Pendant ce temps, le monde poursuit sa course. Haïti n'a pas même pas commencer à panser ses blessures qu'après une déferlante de bonnes intentions et d'images malsaines les caméras vont bientôt se lasser et passer à d'autres horreurs ordinaires. Peu de chance de voir beaucoup d'entre elles se précipiter en Guinée faute de personnalités à y accompagner. Un peu plus au nord, l'élu si espéré ne bouscule pas tant les choses que cela et ne change en tout cas pas le cap d'une institution fortement responsable de dérives financières toujours bien installées.
Sous nos latitudes, au cas où le triste évènement vous aurait échappé Super Nanny nous a quitté, et, encore une fois outre-atlantique, le décès de l'écrivain J.D Salinger me rappelle qu'un jour je m'étais dit qu'il serait bien de lire l'Attrape cœur
.
J'ai beau partir en quête d'un peu d'optimisme en parcourant les derniers articles du blog "Bonne nouvelle", je me dis que s'il n'y a rien de plus positif que "le bouchon sans goût de bouchon", "le porno pour femmes", "le radar smiley" ou "les pistes cyclables volantes" à raconter en ce moment, il est plus qu'urgent de se replonger dans l'écoute de l'album Contra.
Je conclus par un petit message personnel à l'attention de Nicolas, ou plutôt devrais-je dire d'un clin d'œil imagé que seuls les moins de 25 ans et autres initiés sont à même de comprendre en s'exclamant un truc genre "Oh le mec eh, chaud patate mon gars !". Enseigne du magasin "Oh my god" quelque part dans le quartier de Soho, London City.

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UJUO en direct du musée Henner
le lundi 18 janvier 2010, 20:56
Ce mercredi 20 janvier dernier, entre midi et deux, Un Jour Une Œuvre conviait tout un chacun à venir visiter le musée Jean-Jacques Henner, tout fraichement réouvert.
La petite équipe, formée ce jour de Sylvie, Virginie, Marie, Ivan, Alexis et moi-même, fut impressionnée par la beauté des lieux, un bel hôtel particulier du 17ème arrondissement de Paris, ancien atelier du peintre Guillaume Dubufe.
Nous y découvrons la plus grande collection de toiles peintes par Henner, grand prix de Rome de 1858 et hôte de la prestigieuse villa Médicis.
Le support choisi pour nombre de peintures exposées me frappe, on y trouve en vrac une boite de cigare, des cartons, et l'on voit souvent apparaître des motifs de ces support inhabituels qui viennent parasiter quelque peu le sujet. Une personne du musée nous apprendra que ceci s'explique notamment aux débuts de la carrière du peintre par ses origines modestes et l'impossibilité d'investir dans des toiles.
Nous atteignons rapidement le troisième étage et sa grande salle d'exposition, probablement le cœur de l'ancien atelier de Guillaume Dubufe. Ici les grandes toiles prennent toute leur ampleur et l'on ne peut qu'être impressionné par la hauteur au plafond, l'immense verrière et les grands formats de tableaux.
C'est à ce moment que le petit exercice de commentaire en direct se met en place.
Dans cette pièce imposante, le premier tableau sur lequel se pose réellement notre regard collectif est une toile carrée, que j'estimerai à environ 2 mètre de côté. Au premier regard, le sujet semble assez simple et épuré, une femme rousse, nue, au corps très blanc contrastant avec sa chevelure très rousse, l'air sombre, bien que l'on ne distingue pas très finement ses traits. Elle semble descendre un escalier de pierre, que l'on ne distingue pas très bien non plus, quatre marches assez sombres.
Un fond assez campagnard, à droite un bosquet d'arbustes ou une haie, à gauche des buissons plus sombres dont on ne distingue pas non plus vraiment de détails. En fond, des formes noires laissent penser à quelques habitations, une ou deux maisons. Enfin, environ 1/6ème de la toile, dans le coin supérieur gauche laisse percer un bleu clair représentant le ciel, une nuance de gris/blanc très légère laisse deviner quelques nuages ou un brume de chaleur.
Au second passage, quelque chose de dérangeant accroche le regard. Le personnage et les marches se voient une seconde fois, tournés à 45 degrés. On reconnait bien le personnage, sa chevelure, sa démarche, comme si on avait dupliqué la toile par un calque superposé. Une personne du musée nous apprendra bientôt qu'à l'époque où cette toile fut peinte, la pauvreté de Henner pouvait se traduire par la réutilisation d'une tentative avortée comme ici. Ce qui est étrange c'est qu'en s'approchant du tableau on a l'impression qu'un vernis a été appliqué sur le personnage transparent après la finalisation du tableau comme si on avait cherché à souligner sa présence.
Autre élément surprenant, le bassin de la femme semble exagérément proéminent au regard de la partie supérieure de son corps. Cela me rappelle un peu la silhouette d'un centaure de la mythologie grecque.
Cette peinture se nomme "La vérité" et nous apprenons également qu'il s'agit d'une première version d'une œuvre de commande disparue depuis.
Juste en dessous de "La vérité" une seconde toile attire aussitôt notre regard.
Grande également, peut être trois à quatre mètre de largeur sur un à deux de hauteur.
On y distingue de nouveau un paysage champêtre, cette fois en bord d'un étang ou d'une mare. Un groupe de jeunes filles, en position assise ou à demi allongée. Elles sont nues, au nombre de six, un petit groupe de quatre sur la gauche, deux sur la droite. Elles rappellent instantanément le personnage de "La vérité" dans leur nudité et leur longue chevelure rousse.
On distingue assez bien leurs traits et l'on se demande s'il ne s'agit pas de la répétition du même personnage sous différentes poses. La chevelure blonde et plus courte du personnage central me fait penser que non. Les jeunes femmes sont assises à nu sur l'herbe, cela doit chatouiller un peu, et elles sont entourées de végétation, quelques arbres assez imposants se trouvent notamment en second plan, à gauche. La morphologie des six femmes est très proche.
Quelques coins de bleu pâle égaient l'ensemble : une petite tâche en haut à gauche pour le ciel, un triangle un peu plus grand dans le coin haut droit et un petit parallélépipède dans le tiers inférieur droit pour représenter la pièce d'eau.
Il se dégage de ce tableau une composition assez géométrique, notamment dans les personnages formant ici un triangle, là un semblant de lettres (un A dans le triangle du centre, un u ou un v par les deux personnages de droite, un o ou un c par le personnage de gauche), le triangle du ciel, le parallélépipède de la mare, le tableau est nettement structuré.
En terme de lumière, celle-ci se concentre nettement sur le groupe de quatre femmes, celui de droite étant un peu plus en retrait. Le fond est très sombre en dehors des quelques tâches bleues ce qui renforce le contraste encore une fois avec les corps féminins très blancs.
En s'approchant de la toile, nous sommes amusés d'y voir encore présent les traits de construction de la peinture. Est-ce intentionnel comme une part inhérente de l'œuvre ou s'agit-il d'un essai non abouti ? Nous constaterons la présence de ces traits de construction sur d'autres œuvres de la pièce.
Ce tableau se nomme "Les naïades" et il s'agit apparemment d'un travail de commande.
Notre petit groupe se tourne alors sur un troisième tableau, assez grand également.
Une fois de plus, il se dégage un important contraste entre ce qui semble être le sujet du tableau, un homme, nu, très blanc, et un fond très sombre, très noir. On ne distingue pas tout de suite d'ailleurs la présence de deux autres personnages très légèrement en retrait et vêtus d'une sorte de très grande toge noire recouvrant jusqu'à la tête.
La main du personnage central semble comme happé par l'un des personnage sombre, on ne voit d'ailleurs pas vraiment où elle s'enfonce. Difficile de ne pas voir une sorte d'évocation de la mort qui viendrait chercher une malheureuse victime du destin.
Il faut encore fortement se concentrer pour voir au sol à droite des flèches ce qui fera penser aux plus éveillés d'entre nous à une nouvelle représentation de Saint Sébastien.
Ce tableau se nomme d'ailleurs "Saint-Sébastien".
Petit à petit, l'attention commune se dissipe, chacun s'évade de toile en toile, non sans observer une certaine obsession de Henner pour les femmes rousses nues dans un décor champêtre et la répétition de petites touches de bleu azur pâle pour le ciel ou l'eau.
Nous prenons bientôt congé du musée Henner, après quelques échanges intéressants avec l'une de ses représentantes et non sans jeter un dernier coup d'œil à la beauté des lieux restaurés avec soin.
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Repos hivernal
le lundi 14 décembre 2009, 11:40
Je suspens l'écriture de ce journal pour quelques temps.
Merci de vos lectures et commentaires.
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