Pendant qu'une foule importante se pressait au festival international de la bande dessinée d'Angoulème, nous décidions de notre côté de migrer à contresens dans les environs de Genève, côté France, où il règne en ce moment un froid polaire.

Nous rendions visite à un couple d'amis installés dans le petit village de Vers, en Haute Savoie.

Pour se rendre sur les lieux, il convient d'emprunter, quand on s'y rend en voiture, l'autoroute blanche, allusion faite aux 30 stations de sport d'hiver qu'elle dessert. Et bien au départ de Paris c'est presque la totalité du réseau autoroutier qui pouvait être rebaptisé ainsi. A l'approche d'Auxerre, les paysages enneigés ne nous quitteront plus et c'est fou comme un peu de blanc suffit à vous égayer un trajet un peu long quand même (550 km).

Les -10 degrés ambiants n'enlèveront bien sûr rien à l'accueil chaleureux de la maison. Il est sûr que l'ambiance survoltée de 3 bouts de chou en fort bas âge contribuera intensément à faire monter la température.

Mais au delà des joyeux moments passés entre amis, rien de tel qu'une virée en montagne pour se ressourcer un peu.

Une balade en solitaire aux alentours, à la croix de biche comme dans les chemins de randonnée aux départ de Vers, me rapproche un tout petit peu de ce que peut ressentir Nicolas Vanier à l'assaut de la taïga Sibérienne. En résumé, il fait très froid, on respire un air un brin plus pur qu'à Paris, le silence est d'or et les paysages enneigés et ensoleillés sont superbes.

Pour couronner le tout, une journée d'escapade à La Clusaz me permet d'apprécier à nouveau les joies de la glisse malgré un peu de monde qui n'est toutefois rien à côté de la ruée vers l'or blanc annoncée pour la semaine prochaine.

Un fort bon week end prolongé donc, merci à Maud, Noémie-Camille, Capucine et Fabrice.

Et c'est sûr, un jour, j'irai à Angoulème !