Desperate de préférence.

Voilà, ça fait bien quelques jours que je ne poste rien, que je ne lis plus trop, que je ne sors plus trop, que je n'écoute plus la radio, bref que je vis au ralenti.

Alors j'aurai bien aimé vous parler du lancement de la noesisphere, et aussi des protocoles des sages de sion dont ça fait un mois que je veux faire une note, et puis aussi de ma phase Geek has been, de ma non motivation au boulot, des absurdités de la sous-traitance, de la difficulté d'être un couple qui dure, et de plein d'autres choses.

Mais là, je suis un peu absorbé à m'ingurgiter la saison 1 des femmes au foyer désespérées.

Alors bon, d'un côté, joie pour mes cernes, ma santé physique et mentale, j'arrive au bout des 23 épisodes.

Mais, d'un autre côté, au grand désespoir de ces mêmes composantes de moi-même, il y a la saison 2, et même si Laurent a de grandes chances de lire ce post, même si en temps qu'ami il sera tenté de freiner mon addiction, il sait bien qu'à l'instar du toxicomane je serai capable de me procurer ma daupe d'une manière ou d'une autre. Plutôt que de me laisser sombrer dans ma dépendance je sais bien que son légendaire altruisme le poussera plutôt à m'accompagner dans ce bad trip pour me rattraper au cas où. Même si je le soupçonne d'avoir lui-même cédé bien avant moi. Ma seule chance c'est que la saison 2 étant encore en cours de diffusion, je vais vite avoir comblé la distance et le sevrage forcé me guette.

Plus sérieusement, avant de voir la série je m'en faisais une image plutôt pompeuse, gnan-gnan, un peu à la sex and the city qui finit par me lasser assez rapidement. Après être rentré dans la série j'accroche terriblement à l'univers de Wisteria Lane. D'un côté la satire caustique de la société moderne, à tendance huppée, urbaine et américaine, même si elle n'évite pas certains clichés, fait mouche et met le doigt bien où il faut. De l'autre côté, vient se nouer par dessus une intrigue à la Lost qui vous prend au premier épisode et qui vous travaille au corps de sorte qu'à chaque fin d'épisode la seule chose que vous avez envie de faire, c'est enchaîner le suivant.

Non, vraiment je ne connais pas beaucoup de femmes au foyer mais on touche là un désespoir qui m'est bien familier, qui dépasse même celui des femmes trente-quarante-naires, pour atteindre l'ensemble de cette génération.

Mais à force de souligner ce désespoir, de le mettre en exergue, de le tourner en dérision, de montrer ses absurdités, n'y a t'il pas moyen de l'exorciser ? Ne voyez-vous pas poindre l'espoir ? Si si, regardez-bien, la lumière verte là, tout au bout du tunnel.

I want 2 believe :)

PS : Ah, et un petit truc marrant, si vous avez l'épisode 17 (There Won't Be Trumpets) de la saison 1 sous la main, regardez donc à partir de la minute 19 et 5 secondes ce qu'il passe sur la télé d'Andrew Van de Camp