Hier soir, petite soirée sympathique.

Festivités de promotion de Maud (Donc Maud, si par le plus grand des hasards tu tombais sur cette page, merci pour cette sympathique soirée et bonne chance dans ta nouvelle aventure).

Dans le déroulement de cette soirée qui me mènera au bout de la nuit j'ai eu comme une révélation.

Bon, petit écart le temps de noter que je fais quelques progrès côté sociabilisation, une soirée avec que des gens que je ne connaissais pas et, si je met de côté le fait d'avoir attendu une demi heure au pied de l'immeuble que Laurent arrive pour monter avec lui, j'y suis allé avec envie, curiosité, j'ai réussi à me dérider petit à petit, respect 2 myself. En d'autres temps, c'est le scénario typique face auquel j'aurai trouvé la première excuse à l'esquive. Tiens, autre petit écart, y aurait-il un rapport entre la demi-heure d'attente et la note suivante ?

J'en reviens à la révélation.

Dans le fil des différentes discussions, un réglage de compte classique "représentantes de la gent féminine Vs représentants de la gent masculine" a mis le doigt sur une chose complètement caractéristique de moi-même.

Une certaine incapacité de ces messieurs à faire des compliments.

Fait troublant, j'étais réellement persuadé que cette tare était particulièrement mienne et là, visiblement, non, il pourrait s'agir d'un mal plus étendu.

Et fait amusant, un des arguments que j'ai entendu en réponse à cette attaque fait également parti de ma panoplie.

Donc, bon, aucune satisfaction là dedans, mais c'est vrai que du coup, je me sens un peu moins coupable, s'il s'agit d'une tendance générale, peut être s'agit-il d'une cause supplémentaire à l'instabilité affective que vit une grande majorité de nos semblables, moi y compris.

Alors je m'interroge une fois de plus sur les raisons obscures qui m'ont toutes ces années rendu incapable de faire le moindre compliment.

Première étape, ma pseudo-psychologie me pousse classiquement à porter la faute sur mes parents.

Il est vrai que si je me fie simplement à ce vécu, là, je fais une grosse répétition, les compliments, ce n'était pas vraiment dans les us et coutumes.

Mouais, trop facile, je ne peux pas tout rejeter sur cette phase, cela fait un moment déjà que j'ai ouvert les yeux sur ce que je n'appréciais pas chez mes parents.

D'autant plus que j'ai toujours été conscient de ma lacune à ce sujet, et même si d'aventures j'étais passé à côté, des petits reproches à répétition m'ont bien fait apparaître que eh, quand même là, il y avait une attente insatisfaite.

Pourquoi donc n'ai-je pas réagi ???

Voici après un peu de broyage de méninges le fruit de ma réflexion.

  • Le côté un peu hypocrite : dans la mesure où le compliment n'est pas naturel pour moi, il me demande un effort, et cet effort donne un résultat bien fade à mon goût. Quand je parle d'hypocrisie c'est que parfois j'ai pu me forcer à faire des compliments dans le but de séduire et d'obtenir certaines faveurs. Cela ne veut pas dire que je ne pensais pas ce que je disais mais tout ça manquait cruellement de naturel. Je n'ai jamais fait un compliment que je ne pensais pas.
  • Le côté bête orgueil masculin : disons que le manque de compliments n'était pas à sens unique et que dans un sens, si l'autre ne pas fait d'effort non plus, pas de motivations à en faire soi-même (un tantinet absurde et de mauvaise foi, je vous l'accorde aujourd'hui avec le recul)
  • Un certain détâchement (relatif) quant aux choses de l'apparence
  • Et là encore, le temps qui court et qui amplifie tous les petits problèmes pour vous les jeter en pleine face au moment opportun.

A ceux qui pourraient objecter que la bête explication pourrait simplement venir du fait que je n'étais pas amoureux qu'ils se détrompent.

Aussi, je ne sais pas très bien si ce problème est si général que ça, je ne sais pas très bien s'il peut y avoir là une explication universelle générale quant aux caractéristiques du mâle humain mais en ce qui me concerne, je sais aujourd'hui qu'il est de petites tares qu'il convient de minimiser quand on comprend qu'elles ont une importance bien supérieure à ce que cela peut sembler au premier abord.

Enfin, pour les assidus, quel rapport avec le titre. D'un côté ce type de discussions aboutit souvent sur une discussion houleuse. Et c'est également un clin d'oeil à la partie de "Mafieux" sur laquelle nous avons conclu la soirée.