Je vois se dessiner au bout de la rue ce lieu si familier.

La clé actionne le mécanisme de la serrure sur un cliquetis métallique.

Je pousse la porte.

Les gonds qui n'ont pas travaillé depuis un certain temps grincent désagréablement et me font serrer les dents machinalement.

La pénombre qui règne alentour associée aux toiles d'araignée qui se prennent dans mon visage dégagent une atmosphère lourde et lugubre.

Cela fait longtemps que je n'ai pas mis les pieds ici.

Le pas hésitant, je trébuche sur le joyeux bordel que j'avais laissé en partant.

Je parviens dans le recoin où se cache le disjoncteur.

A tâtons, ma main recherche l'interrupteur, le trouve, l'enclenche.

La lumière fuse, mes yeux clignent, mon front se ride, il me faut quelques instants pour me réhabituer à la lumière.

Mon regard réinvestit les lieux, redécouvre le chantier que j'avais laissé en plan, quittant les lieux précipitamment.

Il y a tant à faire, la tâche est d'ampleur.

Ouvrir les fenêtres, dépoussierer, ranger, classer les dossiers en attente, lancer les invitations.

Puis se poser, se sentir à nouveau chez soi et laisser mes envies prendre la parole.

Mardi 27 juin 2006, 11h05, après quelques temps d'absence - une éternité à l'échelle internet - ce blog rouvre ses portes.

Bienvenus chez moi.