Retard...
le mardi 7 août 2007, 23:30
Note en retard de dimanche soir.
Il faisait chaud ce soir là.
La journée fut intense, le genre de journée que je n'aime pas tant que ça, réunion de famille, cotoyer des gens que vous n'avez pas tellement envie de cotoyer, bref, pas le dimanche idéal quand le temps est au paroxysme de l'été, juste à l'opposé des huit dernières semaines parisiennes.
Bref, il faisait chaud ce soir là.
La température ne baissait pas quand le soleil venait lui de donner son congé quotidien.
C'est alors que je suis ressorti, en quête du divertissement du soir, location du Labyrinthe de Pan.
Ces quelques pas dans la pénombre naissante ont subi un léger détour pour atteindre l'échoppe accueillante d'un des épiciers du quartier.
Accueillante car sur les étals l'or de Lorraine m'interpellait avec force.
Et je ne sus résister à la mirabelle.
En rentrant, la scène a vite tourné à l'orgie de mirabelle au risque de me mettre à dos notre ami à tous le transit.
La mirabelle est l'un des rares fruits dont je peux avoir une boulimie compulsive à me rendre malade ou du moins mal à l'aise au même titre que le chocolat.
Tout ça pour dire quoi, si ce n'est que la joyeuse saison de la mirabelle est arrivée.
Et bien tout ça pour dire que ce jour encore j'ai résolu un mystère vieux de près de deux décennies.
Ma chère mémé chez qui je me rendais très régulièrement à la saison estivale disposait d'un certain nombre de pruniers.
Une visite chez mémé finissait inévitablement par glâner quelques prunes.
Et il était une variété de prunes dont je raffolais et qui ne ressemblait à rien que je connaissais, ni elle d'ailleurs.
Goût délicatement sucré, ronde, aux effluves de l'abricot.
Je l'avais surnommé prune-abricot.
Et voici quarante huit heures, j'ai identifié cette saveur. La prune abricot d'il y a vingt ans était une mirabelle.
Si mémé savait ça...
Aujourd'hui quand j'emmène ma fille chez mémé, c'est de fruits de la passion qu'elle se gave. Nouvelle génération.
Bon, en parlant de retard, par note interposée, toutes mes félicitations aux heureux parents de Noah. Doudou, plein de honte, je n'ai pas fait suite à ton sms mais le coeur y est. Je tâche de t'appeler dès que je récupère ton numéro. On se dit qu'on ne va pas répondre instantanément parce que l'on veut prendre le temps de marquer le coup et à remettre au lendemain, on finit par ne rien faire. Je vous espère radieux.
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