Au creux de la tempête, il est parfois bon de parvenir à s'abandonner, de cesser de lutter contre vents et marée, de prendre la vague et de se laisser glisser.

Une petite escapade aux lacs de la forêt d'Orient, près de Troyes m'a fait un peu cette impression.

La fatigue des évènements actuels n'y est pas restée mais être là au milieu de nulle part, sur une terre craquelée parsemée de souches fantomatiques et de coquilles vides d'animaux aquatiques, entourée de centaines de grues, d'aigrettes, de cormorans, de vanneaux et de canards de toutes sortes, c'est assez ressourçant.

Peu de clichés, beaucoup de souvenirs.

Heureuses rencontres au détour de chemins forestiers, une grenouille par ci, une autre par là, et quelques paquets de champignons qui ne se révèleront pas au final une si bonne trouvaille que cela. Au moins aurons-nous pris plaisir à les ramasser.