Borderline
le jeudi 13 décembre 2007, 11:15
Certains d'entre vous ont ils vus le film Crash de Cronenberg.
Ce film glauque au possible oû les protagonistes prennent leur pied en combinant jouissance physique et accident de voiture.
Voici ce que j'appelle un stade ultime de perversion.
Quel rapport avec moi me direz-vous ?
Je vous rassure, s'il m'est déjà arrivé de goûter aux joies de la sexualité motorisée, je ne suis pas adepte de Crash.
En revanche, ce matin, au volant de ma voiture, je m'étonne moi-même.
Je viens de prouver que tout un chacun peut, sans raison apparente, approcher le paroxysme de la connerie.
Je m'explique pour toi, ami lecteur, qui ne partage pas en cette fraîche matinée l'habitacle tendance décharge de mon automobile.
Comme un ado prépubère défierait un de ses compagnons de galère - la vie étant une galère c'est bien connu - sans réfléchir, je ferme les yeux tandis que je continue de rouler. Et à différentes reprises je réitère la connerie. 3, 4, 8 secondes lancé entre 50 et 100 kilomètres heures.
Quel intérêt ? Aucun ? Rien à prouver à personne. Et surtout pas au prix de ma vie ni de celle des malheureux croisant mon chemin à ce moment. Pas sous emprise d'alcool ni de stupéfiant. Pas plus dépressif que d'habitude. Pas de tendance suicidaire. Je peine à m'expliquer ce geste stupide.
Pourquoi même prendre 10 minutes pour relater l'expérience ? Disons que surpris par un type d'acte dont je ne suis pas coutumier, je voulais juste relater à quel point la connerie est humaine et qu'elle peut atteindre n'importe qui, n'importe quand et donner à un instant anodin une ampleur totalement dramatique gratuitement.
Un brin flippant et à méditer.
PS : il est bien évident que je n'encourage ici personne à se hasarder à ce genre de débilité, bien au contraire !
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