Ce matin, tête dans le cul post nuit trop courte, bain de soleil revigorant sur un inconfortable banc du parc à jeux pendant que ces demoiselles s'exercent en acrobatie. Soudain un petit gars un peu turbulent requiert l'assistance rapide de sa maman, en mauvaise posture à bien deux mètres du sol. Vigilante la maternelle du bonhomme rapplique sur le champ, rétablit l'équilibre tout en le fustigeant d'un "Non, non, non, il ne faut pas que tu tombes sur tes points de suture, on vient juste de te les faire...".

Fin d'après midi, tête pas totalement revenu dans sa position initiale, anniversaire de Lisa et de Chloé, appartement cossu du 17ème arrondissement. Je tombe sur trois petites filles en train de jouer dans un couloir, jusque là, scène plutôt agréable et reposante après l'hystérie d'une dizaine de garnements âgés de cinq à sept ans poursuivant une savante quête au trésor maison. Alors, sans crier gare, l'une de ces trois mignonnes sort de sa petite voix assez innocente "Bon, à mon tour d'être pauvre"... Sur le départ de la fête, croisant la maman, je comprends mieux combien jouer à être pauvre nécessite beaucoup d'imagination pour cette petite.