La visite d'un zoo représente toujours pour moi une dualité certaine. A la fois, je suis content de pouvoir faire plaisir aux enfants que j'y emmène, à la fois, je reste toujours frustré face aux animaux enfermés.

Certes, qu'il s'agisse de Thoiry ou de La Palmyre, ces établissements sont dotés de véritables passionnés qui mettent tout en œuvre pour que leurs pensionnaires bénéficient des meilleures conditions mais un zoo n'est ni plus ni moins qu'une prison pour animaux à la différence qu'ils n'ont commis aucun crime.

Si les zoos du 3ème millénaire s'engagent au travers de nombreux programmes à des activités scientifiques pour mieux comprendre et protéger les espèces menacées, je m'interroge toujours sur l'opportunité pour ce faire de devoir extraire les animaux de leur environnement.

Je reconnais également le caractère pédagogique apporté par les zoos auprès du jeune public, qui n'aurait jamais l'occasion autrement de voir vivantes ces créatures, mais je suis toujours choqué de voir un kangourou, une loutre ou un oiseau gavé et rendu totalement dépendant de pop corn.

Souvenirs partagés entre fous rires, émerveillement et un fond d'amertume.