Si vous aviez loupé le premier épisode, en voici un petit résumé.

Heureux propriétaire d'une Ford Focus 10 ans d'âge, je n'en ai plus l'usage depuis l'acquisition d'un petit bolide italien (non, non, pas une Ferrari. Une fiotte 500). La vieille mais non moins fidèle voiture campait depuis un certain temps, d'autant plus que la batterie m'ayant lâchée durant l'hiver, et que son lieu de stationnement ne correspond pas vraiment à mon lieu de résidence. Inévitablement, mes amis de la police municipale ont considéré qu'il y avait là un abandon d'épave et qu'il serait bon que mon véhicule prenne quelques vacances à la fourrière du coin. Non sans de multiples rebondissements que cette note relatait, j'ai réussi à sortir l'engin.

Histoire de ne pas répéter ce mauvais concours de circonstances, je me suis mis en quête de vendre ledit véhicule et, ma note aidant, j'ai vite trouvé acquéreur.

Alors bon, quoi, échange de thunes, de clés, signature de papier et on n'en parle plus non ?

Eh eh eh, et non, ce serait bien trop simple.

Pour commencer, les plus assidus d'entre-vous ont pu noter qu'en fin de ma dernière note je précisai avoir pour tout simplifier égaré ma carte grise.

Et bien évidemment, pour vendre un véhicule, il faut disposer de sa carte grise.

C'est donc une nouvelle quête qui a démarré voici environ un mois et demi.

Pour obtenir un duplicata de carte grise, les plus courageux mais néanmoins étourdis d'entre vous (car oui, quand même pour égarer sa carte grise, il faut être un tant soit peu étourdi), devront s'armer : + d'une déclaration de perte obtenue au commissariat + d'une carte d'identité + d'un justificatif de domicile de moins de trois mois + et de beaucoup de patience.

Pour diverses raisons, il m'a fallu un peu de temps déjà pour mettre la main sur le justificatif de domicile adéquat. Et c'est fin mars, que je me suis rendu à la Préfecture de Cergy une première fois.

Non sans avoir pris mon ticket m'annonçant une cinquantaine de personnes devant moi, au bout d'un peu plus d'une heure d'attente, je me présente guilleret au comptoir de pré-accueil du service de délivrance des cartes grises. Et là, petite frustration ! Pour obtenir mon duplicata de carte grise il me faut un certificat de contrôle technique car mon véhicule a plus de 4 ans. Diable, mais mon certificat de contrôle technique, je l'ai égaré avec ma carte grise. Comment procéder ? Ah, il faut s'adresser au centre de délivrance du contrôle technique pour en obtenir un duplicata. Je suis bon pour revenir alors...

J'interroge mon cerveau malade et non sans peine j'arrive à me remémorer le lieu, qui lui se trouve sur la nationale 20 près d'Arcueil. Le temps passe car bien sûr, j'ai un peu de boulot en ce moment et il ne m'est pas toujours évident de me libérer aux heures dites ouvrées. Quand j'arrive enfin à me rendre au centre, je demande mon duplicata, on me retrouve dans la base de données, on me le sort, mais, ah, tout de même, il y a bien un problème. Il faut dire que la demande est si fréquente que ces messieurs ne savent pas comment facturer les quinze euros de l'acte. Sketch ! Au bout de cinq minutes de recherche, de délibérations entre les deux messieurs, allez, c'est week-end de Pâques, c'est cadeau ! De toutes façons, j'avais déjà le papier en main et je ne serai pas reparti sans non mais !!!

Il me faudra deux semaines pour retrouver un premier créneau pour me rendre de nouveau à Cergy. Résident majoritairement sur Paris, travaillant comme un damné, et la préfecture n'ouvrant que de 9h à 16h, il faut dire que les occasions sont assez rares et doivent être difficilement planifiées. Ma première tentative se révèlera un échec car je devais me rendre chez un client après la formalité administrative et près de deux heures d'attente étaient nécessaires.

Ma troisième tentative était hier matin. Arrivé à 9h30, la prise du ticket me donne son verdict, 78 personnes sont devant moi...

Pas découragé pour un sou, je remercie le dieu technologie qui me permet de m'installer et de bosser sur place à l'aide de mon ordinateur portable et de sa fidèle accompagnatrice, la clé 3G. J'ai passé près de 3 heures à la préfecture, je me suis soulagé de 50 euros, je suis arrivé au bout de ma batterie juste au moment de la délivrance de l'acte, et je suis reparti avec cette foutue carte grise. Foutue carte grise dont je vais me débarrasser en bien moins de temps qu'il ne m'a fallu pour l'obtenir par la vente du véhicule.

Bon, il me faut encore passer le contrôle technique, récupérer ma voiture que j'ai mis en révision depuis un mois dans un garage, prendre rendez-vous avec le gentil patient acheteur, mais là, je le sens, ça va finir par le faire...

Vous avez vu "Les 12 travaux d'Astérix" ? L'épreuve de la maison qui rend fou, ça vous parle ? J'ai l'impression d'avoir vécu la scène. Et encore, je crois que j'ai eu du bol, pendant que j'attendais à la préfecture, une file de mécontents s'est formée car la délivrance des certificats de non gage n'était pas possible. Le système informatique a été changé il y a une semaine et il ne fonctionne pas. L'interlocutrice de la préfecture invitait donc les personnes à faire une demande écrite et se révélait bien incapable de dire quand le système serait de nouveau opérationnel. Je ne sais pas comment j'ai réussi à éviter de subir le changement du système informatique des cartes grises ;)