Depuis jeudi, un monde parallèle s'est installé au cœur du parc des expositions de Villepinte.

Si si, Villepinte c'est en France.

Il paraîtrait même que c'est en banlieue de Paris, dans le 93 (prononcer neuf trois) non loin de Villiers-le-Bel et de Bondy.

Et pourtant ça ne brûle pas… Comme quoi, la banlieue, ce n'est plus ce que c'était hein ! Ou alors, peut être presses et politiques ne se saisissent-ils de la banlieue qu'en cas de troubles, allez savoir.

Hop hop hop, je m'égare.

Un monde parallèle donc, pendant quatre jours, de jeudi à dimanche, a investi les lieux, attiré des milliers de visiteurs et pris le nom de Japan Expo.

Cet évènement annuel de la culture japonaise, sous-titré en français, fêtait cette année ses dix ans d'existence.

Il suffit de se rendre sur les lieux pour se rendre compte de l'importance qu'a pris l'exposition comme la culture japonaise en France.

Et il suffit de se référer à quelques chiffres glanés sur le net pour confirmer cette impression : + 3200 visiteurs lors de la première Japan Expo, 134 000 l'an dernier + le japonais est la seconde langue la plus traduite en France après l'anglais + le manga représente 40% du marché de la BD en France + la France est le second pays consommateur de manga après le Japon et devant les États-Unis

Alors bon, c'est quoi cette exposition exactement. Et bien je dirai que nous avons ici affaire plus à une foire qu'à une exposition et qu'au premier plan, il s'agit avant tout d'un énorme business. Rien que pour les entrées, le prix s'adapte en fonction de la fréquentation attendue : 9 euros le jeudi, 12 le vendredi et le dimanche et 14 euros le samedi. Et chaque stand est une pure usine à vendre : manga, mode, anime, jeux vidéos, figurines, JRock et JPop, il y en a pour tous les goûts et pour tous les budgets.

A ma préférence, la Japan Expo est aussi un énorme carnaval, une ambiance unique, un bisounours land débridé, un monde de fantasmes incarnés. Le cosplay (se déguiser pour ressembler à l'un de ses héros favoris ou à une créature japonaise) est très développé et le spectacle est aussi bien donné par les visiteurs que par les exposants.

Une après midi donc surréaliste comme je les aime accompagné de Nicolas, Adèle et Virginie, et d'où nous sommes reparti un peu ivres d'un trop plein de voir et d'entendre.