Des sirènes & des vélos
le mercredi 29 juillet 2009, 00:08
Il était grand temps de traîner nos corps jusqu'au musée de l'Orangerie dans le jardin des Tuileries ce dimanche. Un ou deux jours de plus et il n'aurait pas été possible de rencontrer d'abord les sirènes de Didier Paquignon.
C'est sur les recommandations d'Ivan Sigg et sur quelques extraits de peinture présentés dans la presse et sur Un Jour Une Œuvre que l'envie trottait dans ma tête depuis quelques semaines voire quelques mois.
Didier Paquignon est un peintre contemporain au talent certain, vivant et n'ayant pas sombré dans le concept abstrait ni dans l'art contemporain, c'est suffisamment rare dans de grands musées pour le souligner ;)
Si je ne me hasarderai pas à établir un style Paquignon, je dirai simplement que les peintures exposées sont dans l'ensemble plutôt réalistes, certains grands formats étant vraiment bluffant par leur côté photographique bien que cela ne fonctionne pas dans tous les cas comme certaines portraits qui manquent un peu d'âme. De l'âme à revendre, j'en ai trouvé cependant dans de nombreuses toiles particulièrement réussies, mes préférées restant les poulpes ou encore ce format géant d'une scène de métro et cette scène des volets rouges. Et si la couleur est l'un des ingrédients essentiels de sa peinture, les monotypes de Didier Paquignon sombres et sont aussi très impressionnants de maîtrise, notamment la série des machines. Une très bonne surprise et un grand plaisir de parcourir une telle exposition dans ce lieu prestigieux qu'est le musée de l'Orangerie.
A voir le livre d'Or, nous ne sommes pas les seuls à avoir apprécié la visite. Virginie n'a pas hésité à mouiller son tee-shirt pour y ajouter sa patte.
Du coup, nous en avons profité pour visiter également les éléments prestigieux du Musée, les célèbres Nymphéas de Monet et toutes les toiles héritées de la collection Walter & Paul Guillaume signées par des maîtres tels que Modigliani, Picasso, Cézanne, Rousseau, Soutine, Sisley, Matisse, et bien d'autres.
Les deux salles contenant les Nympheas valent à elles seules le déplacement. Je ne les avais encore jamais vu mais pour en avoir entendu parler à maintes reprises quand il ne s'agissait pas de voir d'autres tableaux de ce jardin de Giverny, je m'étais fait une petite idée. Petite assez éloignée de la réalité, la taille de ces toiles est démente mais j'ai eu l'impression que la lumière ne les mettait pas suffisamment en valeur. Sur le reste de la collection permanente, un tableau du douanier Rousseau saute vraiment aux yeux, l'enfant à la poupée. Pour jouer au jeu du regard d'Un Jour Une Œuvre, j'y vois tout sauf une enfant et une poupée, pas vous ?
Au sortir de cette escapade dans le petit monde de l'art, nous sommes tombés en plein cœur du petit monde merveilleux du Tour de France. C'était le moment précis où les coureurs se lançaient sur le quai de Seine longeant le musée de l'Orangerie. Quelques secondes aussi étourdissantes que lors d'une rando-roller parisienne et puis s'en va. Et puis s'en vient une belle pagaille, il fallait être motivés pour traverser la Seine en ce dimanche ensoleillé.
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