Back from my panda moutains
le mercredi 7 octobre 2009, 02:01
Certains matins, on se lève avec moins d'entrain.
Certain qu'une quantité infinitésimale de petits rien vont se succéder et former un tout un tantinet désagréable.
Du genre où vous actualisez le planning du projet de votre client préféré et que sans suprise le retard s'accumule encore un peu.
Du coup, vous lui envoyez le planning, et vous craignez le point téléphonique où il ne manquera pas de manifester son mécontentement et où vous ne manquerez pas de ne pouvoir lui apporter de solution où il n'y en a pas plus que la semaine passée, aboutir un projet prend du temps mais lui se moque bien du fait que 20% de dépassement est une moyenne honorable pour un projet informatique. Et votre client ne fera bien évidemment pas le rapprochement avec le fait que vous lui aviez annoncé lors de la négociation du projet un planning réaliste collant globalement à la réalité actuelle ni avec le fait qu'à force d'insistance vous aviez fini par corriger le planning au point d'arriver à satisfaire ses engagements de date tout en sachant la chose non tenable. Absurdité du genre humain, quand tu nous tiens.
Mais je crois que le pire en la matière est survenu au moment où gonflé à bloc je tâchai de le joindre pour ce fameux point téléphonique et qu'il ne se rendit pas disponible. Quand votre client n'en vient même plus à vous engueuler, c'est mauvais signe.
Je passe différents petits riens et j'en viens à l'un des moments agréables de la journée, nouvelle séance d'apprentissage photo.
Et là, il vient un moment où à force de publier images sur images sur le blog sans forcément y prêter plus d'attention que cela certaines personnes comme votre prof vous rappellent un peu à l'ordre. Une petite phrase assassine du type "Non mais quand même là, pourquoi tu mets une photo de ta copine qui la dessert" ? {Ouch}. Et là, dans ma tête digérant l'information comme étant une petite phrase assassine mais juste, je me remémore à la fois toute la série d'images de la journée de Gretz sur Loing et où je visualise instantanément la photographie en question. Il y avait un petit quelque chose que j'aimais bien dans cette image mais je n'aurai pas dû la mettre au vu de tous. Retour aussi sur la photo de lumière au logo un peu bâclée de l'autre jour. Montrer moins, montrer mieux, prendre le temps, peaufiner, faire et refaire, et refaire encore, aiguiser l'œil critique sur ma propre production.
Il s'ensuivra un petit fou rire sur mon désastre de transport et de nettoyage "au torchon" de quelques polaroids sténopés, ok, ok.
Puis de nouveaux tirages intéressants, des rêveries de Sténopé et d'imagerie onirique, et déjà la nuit tombe sur le labo. Il est temps de partir non sans emporter deux chouettes tirages de la semaine passée, scannés ce soir en essayant de ne pas les massacrer...
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