- Bonjour

- Bonjour

- Voilà, j'ai vu votre contact sur le site internet, je voulais savoir si les petits chiens sont acceptés.

- Euh, mais c'est de l'art madame.

- Oui, je sais, mais voilà, c'est un petit chien, je ne connais pas les lieux, nous venons de Paris et je me demandais si je pouvais l'emmener.

- Ah, vous venez de Paris. Bon, un petit chien. Mmmm, oui, bon, il y a quelques toiles par terre à l'entrée, mais bon, oui, ça devrait aller.

C'est ainsi que notre périple du dimanche vers l'exposition d'art contemporain Puls'Art au Mans a démarré, petite conversation avec Lucien Ruimy, organisateur de l'évènement.

Deux heures de route plus tard, nous débarquons donc au Mans. C'est la fin du marché, il est environ 13h et quand nous faisons le tour des cafés situés au pied de la vieille ville, nous sommes assez surpris. Les terrasses sont bondées, mais visiblement, le dimanche, au Mans, les gens ne déjeunent pas. Guère plus de succès en tentant notre chance dans la vieille ville, il nous est conseillé de nous rendre à ... Puls'Art où l'on mange très bien dans une petite cafétéria aménagée pour l'évènement. Et il nous est également conseillé d'en profiter pour visiter l'exposition qui est très bien hein... Et bien comment vous dire, oui, nous somme venus pour l'occasion...

Puls'Art s'étend un peu partout dans la ville. Mais c'est ce week end principalement à la cité des arts que sont exposés la majorité des soixante artistes exposés.

Nous trouvons assez vite la cafétéria et nous y trouvons les compères Ivan Sigg et Eric Meyer. Leur exposition au pavillon Monod étant l'objet principal de notre déplacement, c'est donc avec plaisir que nous prenons place à leur table. L'occasion de découvrir... Lucien, l'organisateur de Puls'Art à qui Virginie parlait de ses problèmes canins un peu plus tôt dans la matinée. Il s'ensuivra un franche rigolade et un déjeuner fort agréable agrémenté de quelques confidences mancelloises.

Nous accompagnerons ensuite Ivan et Eric jusqu'au pavillon Monod où nous avons pu découvrir les grands encarts de Kuu suspendus, les détournements de couverture de A nous Paris et Télérama, les enveloppes d'art postal de leurs correspondances et leurs travaux de peinture. Le pavillon Monod est un lieu étonnant, ancienne prison chargée d'histoire. La taille de cette grande pièce donne parfaitement corps à l'exposition de leurs travaux. Cette visite est également l'occasion de faire plaisir à Mireille, surveillante des lieux en l'absence des artistes, Mireille donc qui semble ravie de la présence de Paddy, l'élément canin de notre épopée, au point de lui donner petits gâteaux et de lui faire faire une petite promenade.

Prenant congés du duo d'artistes, nous retournons à la cité des arts où nous découvrons les différents travaux exposés, essentiellement de peinture et de sculpture saupoudrés d'un brin de photographies, de gravures et d'installations. L'occasion également de découvrir une étonnante technique japonaise, le suminagashi. Je sortirai assez troublé des quatre pavillons disséminés autour du musée Tessé par tant d'œuvres sombres et dérangeantes. Il y a quelque chose de torturé dans l'art contemporain de Puls'Art (et en général). Pas grand chose de gai en dehors du travail de Ivan et Eric et de quelques autres un peu perdus dans cette profusion de noirceur.

Une petite visite du vieux Mans avant de partir, et il est assez agréable de flâner dans ces ruelles médiévales parfaitement conservées.

Nous reprenons enfin la route pour Paris et je vous épargnerai le récit du trafic un peu dense qui nous a contraint à emprunter les routes buissonnières.