Hrad Devin
le mardi 6 juillet 2010, 23:40
Ce jour là, le soleil nous a gentiment cueilli au petit matin, et, le petit matin de juin démarre sous les coups de cinq heures. Si le Spirit Hotel va nous apparaître sous un jour encore plus coloré, nous paierons de quelques heures de sommeil cette belle architecture ouverte sur le monde extérieur (avec de trop frêles rideaux pour l'en masquer).
Voir Bratislava sous le soleil, c'est découvrir une ville encore plus contrastée.
Après un solide petit déjeuner, nous digérons notre petite déception du voyage. Nous ne pourrons pas rallier Budapest par le Danube. Les jours de croisière ne correspondent pas à notre jour de départ et rester une journée supplémentaire nous priverait d'un temps qui nous manquerait un peu sur Balaton et Budapest.
Pour apaiser notre soif de Danube, nous opterons pour une petite escapade au château de Devin, second château dit de Bratislava distant d'une heure à une heure trente de navigation, selon le sens du courant.
Le Danube n'est toujours pas bleu, même sous le ciel azur.
Ce qui est assez frappant au fil des berges qui défilent sous nos yeux, c'est qu'à peine sortis du gros de l'agglomération, l'urbanisation cède majoritairement sa place à la végétation. La Slovaquie a la réputation d'être un pays encore assez vert et épargné. Éloignés de quelques kilomètres du centre de la capitale, on sent déjà cette tendance. Le château de Devin est d'ailleurs la porte d'un parc naturel.
Le site de Devin est assez impressionnant. Le site domine la confluence de la Moravia et du Danube. Surplombant le fleuve majestueux d'au moins une bonne centaine de mètres, le château ou plutôt les ruines du château s'étend sur une vaste colline. D'un côté les fleuves, de l'autre, la petite ville de Devin. On comprend assez facilement l'importance que ce site a pu avoir au fil des siècles et il n'est pas si étonnant que les premières traces de civilisation semblent remonter à près de 5 000 ans.
La légende veut que ce soient les troupes de Napoléon qui aient réduit le dernier château en ruines et que lors d'une visite des lieux, François Mitterrand ait été invité à financer sa restauration en réparation. La réalité montre que de restauration il n'y a pas eu.
Le château, la confluence, la vue sur le village, le site historique et préhistorique valent nettement le déplacement mais on a également trouvé un point d'intérêt visuel plus confidentiel entre le ponton d'accostage et la grille d'entrée du château. Les eaux semblent assez hautes à cette période de l'année. Une sorte de mangrove s'est formée avec des arbres peu exotiques en guise de palétuviers (je suis assez nul en arbre pour ne pas être capable d'en identifier l'espèce, si un arboriculteur se cache parmi vous, qu'il n'hésite pas à rehausser mon niveau). Ces arbres à demi immergés avec la lumière d'un soleil en approche couchante était assez magique en dépit des hordes de moustiques hantant ces berges.
Le séjour slovaque touche à son terme. Nous profitons d'une dernière fin de journée dans le centre historique.
Le lendemain matin, le petit déjeuner copieux se répétera avant de gagner une dernière fois le site de Hlavna Stanica, au niveau supérieur cette fois-ci, le niveau inférieur étant la gare des tramways, souvent empruntée sur les trois derniers jours.
Davidonia Bratislava, Jo napot kivanok Budapest !
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