Osaxis Mystery Tour 2k10
le mardi 7 septembre 2010, 23:20
Il arrive parfois qu'une journée de travail se présente sous un jour un peu différent.
Après une matinée de travail ordinaire, la première tâche de ce jeudi après-midi prit la forme d'un rendez-vous pour toute l'équipe au bureau, chacun venant avec quelques bagages indispensables communiqués au préalable.
Onze personnes se sont dirigés alors vers une gare parisienne pour une destination connue de seulement trois d'entre eux.
Petit à petit, le voile s'est levé. Arrivés à Gare de Lyon, nous découvrons rapidement que nous dormirons les deux nuits à venir sous le ciel Suisse, non loin de Sion.
Au terme d'un périple de près de six heures, qui se terminera par une liaison Sion-Nendaz en taxi mini-bus, sur une bande son composée du Lac du Connemara et autres merveilles musicales de la même veine, nous apprenons à présent que nous passerons les deux nuits à venir sous le ciel Suisse, à 1400 mètres d'altitude, dans la station de Nendaz, et dans un immense chalet de 18 personnes tout confort.
Le tour sommaire du propriétaire fait, les chambres vaguement réservées et les valises à peine jetés dans un coin, j'entends déjà, d'un côté, une partie de l'équipe faire sa fête à la piscine, quand de l'autre, une autre partie fait sa fête au magnum de Pommard laissé offert par le propriétaire.
Et il était impensable de terminer cette première soirée sans tirer profit de la petite salle de cinéma privée installée au sous-sol, non loin du sauna.
La nuit fut un peu courte (quand on se couche pour certains à trois heures du matin) car notre grosse activité de ces deux jours nous imposait un départ à 9h.
Là encore, c'est une surprise pour la plupart d'entre-nous, même si certaines hypothèses ont vu juste.
Après quelques pâtisseries suisses qui laisseront des traces, comme ces pains à la vanille ou ces croissants à la noisette, direction le télécabine du Tracouet qui nous déposera à quelques 2200 mètres d'altitude.
Là, certains s'arment de courage quand d'autres s'armeront de patience. Durant près de trois heures, par groupe de deux ou trois, chaque collaborateur s'élancera dans une course effrénée, accompagné d'un guide, jusqu'à ce que le parapente auquel ils se trouvent fixés quitte le plancher des vaches.
Pour l'avoir vécu, l'expérience est assez magique, on se sent lentement soulevé hors du sol et très rapidement embarqué par la puissance des thermiques à une altitude où il est préférable de ne pas être sujet au vertige.
L'espace d'un instant, j'ai quelque peu l'impression d'être un oiseau, léger, transporté par le vent, mais rapidement et brusquement, on peut se retrouver embarqué sur une sorte de Space Mountain, quand, jouant avec les thermiques, nos pilotes s'amusent à quelques acrobaties pour le plaisir de quelques uns et le déplaisir de quelques autres.
Baladé dans les airs, la vue imprenable est belle et envoutante, d'un côté au loin, le massif du Mont-Blanc, de l'autre, la ville de Nendaz, celle de Sion, le Rhône, un tel ressenti de grandeur du panorama vous remet gentiment à votre place de tout petit individu terrien.
Cette grosse émotion passée, le déjeuner est bienvenu au chalet. Quelques remous dans la piscine et deux équipes se forment.
D'un côté, les adeptes du farniente vont profiter des équipements du chalet, piscine, table de ping-pong, sauna, jacuzzi, salle de cinéma, sont au programme d'un difficile après-midi.
De l'autre côté, les fous optimistes qui, non contents de s'être fait quelques frayeurs aériennes le matin, ont opté pour une bonne suée physique l'après midi. Rallier en VTT le barrage de Cleuson, situé à 12km de distance, sur une interminable route montante. Près de 800 mètres de dénivelé à remonter. Il faudra près de deux heures et demi à ceux qui n'abandonneront pas en chemin pour atteindre le barrage. J'ai pédalé, marché, pédalé, marché, marché, pédalé. Et ce mur de barrage là, visible de si loin qui me narguait constamment. Quand nous avons finalement réussi à atteindre le barrage, le froid régnant à cette altitude en fin d'après-midi nous a gentiment convaincu de ne pas nous attarder. Le temps de profiter un peu du paysage, deux trois photos et nous sommes repartis pour une descente de fous furieux. La même route montante sans fin, à l'envers, s'est donc muée en une descente sans fin. Je crois bien n'avoir jamais roulé aussi vite aussi longtemps en vélo. Il nous a fallu à peine une demi-heure pour retourner au chalet.
La fin du séjour sera plus calme, si l'on excepte la raclette marathonienne du soir.
Le lendemain, ultime détente matinale, quelques emplettes, et un déjeuner mémorable au restaurant. Nous aurons bien attendu une bonne heure pour voir enfin arriver toute une tablée de bonnes croutes.
Une croute, c'est une sorte de Welch suisse. Un plat à mijoter, du fromage, du vin, et une grosse tranche de pin de campagne au fond, avec en plus au choix, du jambon, de l'œuf ou les deux ! Bref, un bon concentré de calories, mais avant de rentrer, il nous fallait bien prendre quelques forces.
Place aux images, et merci à Eric et Gilles pour m'avoir prêté une partie de ces photographies (photographies 1, 2, 15, 25, 26, 29, 30 et 33 par Eric et Gilles, photographies 18, 19, 20, 21 par les ailes du chamois, les moniteurs de parapente).
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